Quelles sont les conséquences du manque de sommeil sur notre psychologie ?

(Temps de lecture estimé : 5 - 6 minutes)

les conséquences du manque de sommeilLe sommeil est connu et reconnu comme étant apaisant, précieux, important.

Ne parle-t-on pas en effet de « sommeil réparateur » ? Ne dit-on pas que la « nuit porte conseil » ?

Nul besoin de se fier à des études statistiques ou à des expériences en laboratoire pour comprendre que le sommeil permet d’évacuer le stress, de reposer son corps et de mieux se préparer à affronter les épreuves de notre quotidien.

Alors je sais, il est parfois difficile d’abandonner ses vieilles habitudes et de se persuader d’aller se coucher plus tôt.

On ne se sent pas nécessairement fatigué et comme par provocation, les programmes télévisés sont en général plus intéressants en deuxième partie de soirée.

Seulement voilà, sans vos 8 heures de sommeil quotidiennes, votre état psychologique peut se dégrader.

D’autant plus si vous traversez une période de troubles, que ces derniers soient personnels ou professionnels.

Et c’est d’ailleurs le but de l’article du jour : mettre en relief les conséquences du manque de sommeil sur notre psychologie au quotidien.

1. Les conséquences du manque de sommeil sur votre relationnel

Si vous êtes comme moi, vous vous sentez peut-être apathique, désireux de rester seul et de ne pas engager de conversations au petit matin, après que votre réveil vous ait tiré bien trop tôt de votre léthargie.

L’irritabilité, c’est bien évidemment l’une des plus visibles des conséquences du manque de sommeil.

On remet alors en cause toute notion d’interaction ou d’échange. On veut s’isoler, jusqu’au moment où ce brouillard dans notre tête se dissipera.

Le souci, c’est que nous évoluons dans un environnement composé d’autres individus et où nous sommes censés remplir un rôle bien défini.

Nous ne pouvons alors décemment pas imposer à nos interlocuteurs une règle informelle qui leur interdirait d’établir le moindre contact avec nous avant une certaine heure.

Cela n’amènerait que conflits et remettrait en cause notre légitimité au sein même de notre milieu.

Pire, dans un environnement professionnel, cela pourrait nous attirer les foudres de nos supérieurs et /ou collègues favorisant les relations toxiques et autres échanges malsains.

Et ne pensez pas que « cela ira mieux demain ». Les conséquences du manque de sommeil sont assimilables à un cercle vicieux.

Cette mauvaise humeur ambiante ne fera que s’incruster dans votre psychologie, favorisant la négativité, le pessimisme et l’anxiété.

Alors si vous ne voulez pas remédier à votre manque de sommeil pour vous-même, faites-le pour les autres !

2. Les conséquences du manque de sommeil sur votre objectivité

Le fait de ne pas dormir suffisamment est aussi nuisible à votre propre capacité de réflexion et de focus.

Il est en effet avéré que dans un état de fatigue avancé, la concentration diminue et les erreurs deviennent plus fréquentes.

Comment alors dans ce contexte pouvoir prendre des décisions rationnelles et les assumer ?

Comment parvenir à développer des raisonnements efficaces ?

Comment atteindre l’objectivité et travailler à l’apparition de la satisfaction personnelle ?

Il vous faut en effet savoir qu’un manque de sommeil peut provoquer une réduction de l’efficacité de votre mémoire, une perte de réactivité physique et une remise en cause de la compréhensibilité de votre communication, que cette dernière soit orale ou non verbale.

Concrètement, les conséquences du manque de sommeil sont donc assimilables à une fragilisation des liens sociaux, freinent la démonstration de la confiance en soi, empêchent l’affirmation personnelle et provoquent un surcroît d’émotivité à l’origine d’une moindre objectivité dans nos choix et nos raisonnements.

3. Les conséquences d’un manque de sommeil sur votre physiologie

La psychologie n’est pas le seul domaine concerné par la fatigue constante.

Cette dernière est en effet à l’origine d’un affaiblissement de votre système immunitaire, ce qui favorise l’apparition de maladies, notamment virales et le développement de douleurs musculaires (jambes lourdes, crampes, raideurs dans le dos ou le cou…).

La fatigue est pernicieuse. Pour s’en débarrasser, on a souvent recours à des substances permettant de la remettre en cause à court terme, mais néfastes pour l’organisme sur le long terme : caféine, taurine, glucose…

Ces éléments compensatoires poussent à l’addiction, favorisant ainsi l’état de stress et de mal-être perpétuel.

Des études très sérieuses relient d’ailleurs le développement de l’obésité et la fatigue, érigeant la prise de poids comme une des conséquences du manque de sommeil.

4. Quelques conseils pratiques pour éviter les conséquences du manque de sommeil

Les conséquences du manque de sommeil étant dévastatrices aussi bien sur un plan physique que psychologique, il convient donc d’aborder quelques mécanismes qui vous permettront de retrouver un cycle de sommeil régulier, afin d’enrayer ce phénomène.

- Luttez contre les conséquences du manque de sommeil en éliminant les distractions matérielles : pour ne plus avoir l’impression de « manquer quelque chose » en allant vous coucher, il paraît efficace de couper toute source informationnelle au moins une heure avant d’aller rencontrer Morphée.

Internet, smartphone, télévision… pressez le petit bouton rouge et commencez à lire un livre ou un magazine, simplement pour permettre à votre esprit de s’évader et favoriser votre imagination plutôt que d’en limiter l’expression.

Dans la même optique, il est conseillé de cacher toute source de lumière dans votre chambre. Fermez vos volets, mettez votre peignoir sur votre réveil… L’obscurité favorise le sommeil.

- Luttez contre les conséquences du manque de sommeil grâce à l’activité physique : la « bonne fatigue », celle liée à l’activité physique permet généralement de favoriser l’apparition du sommeil.

Il est alors conseillé de faire du sport en début de soirée (musculation, sports collectifs…), voire de faire une promenade avant d’aller vous coucher.

- Luttez contre les conséquences du manque de sommeil en favorisant l’hygiène personnelle : une bonne douche vous fera le plus grand bien avant d’aller vous coucher. Il n’existe à mes yeux rien de plus apaisant que d’aller directement au lit en sortant de la salle de bain.

Et pour un effet des plus satisfaisants, veillez à changer vos draps de manière fréquente. Essayez dès ce soir : la combinaison toilette personnelle plus literie fraîche vous assurera de passer une bonne nuit !

- Luttez contre les conséquences du manque de sommeil grâce à la respiration : pour vous endormir de manière rapide, sans laisser aller votre esprit à des réflexions sur vos soucis passés ou futurs, il paraît efficace de vous concentrer sur votre respiration.

De manière très simple, il vous suffira alors de prendre les longues et profondes inspirations avant d’expirer tout aussi calmement, jusqu’à ce que le sommeil vous rattrape.

Pour la plupart d’entre nous, les conséquences du manque de sommeil sont évidentes, mais encore trop souvent laissées de côté, comme si ce n’était qu’un problème secondaire.

Mais en réalité, les troubles liés à la fatigue engendrent une véritable instabilité psychologique.

Et pour ne rien arranger, sachez qu’avec l’âge le sommeil devient de plus en plus difficile à rattraper. Si votre santé et votre bien-être vous importent, il vous revient donc de ne pas minimiser l’importance de ce phénomène.

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu !

Et vous, quelles sont vos méthodes pour vous endormir rapidement et ainsi apaiser votre psychologie ? Nous attendons vos astuces avec impatience !

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Commentaires

  1. Anne Martinet dit:

    Très bon article . Toutefois je pense que nous ne sommes pas tous égaux devant le sommeil

  2. Bonjour,
    Oui c’est vrai, le sommeil est très important pour le bon développement du corps mais aussi de notre état mental.Pour avoir un bon sommeil, il faut prendre le temps de se relaxer et se détendre.

  3. Bonjour,

    Oui, j’ai expérimenté chacun des « états » que tu mentionnes et souffrir d’insomnie, c’est vraiment la galle ! Je n’ai pas intentionnellement expérimentés ces états mais ils font quand même partis de mon bagage…

    Manger des trucs full sucre pour tenter de siffonner de l’énergie quelque part alors que je sais parfaitement que ce sont des calories vides mais ça donne quand même un petit boost ! Heureusement, je n’ai pas de problème de poids donc ces excès n’ont pas eu trop de dommages (je mangeais des beignes, miammmm) ! J’ai même cru, à un certain moment, que j’arrivais à dormir les yeux ouverts mais j’ignore si c’est possible !

    La capacité de raisonner s’en trouve sérieusement altérée et les difficultés de concentration s’en mêlent. Les erreurs « stupides » se multiplient, le genre d’erreur qu’on ne fait pas habituellement = la tolérance de l’employeur s’amenuise, surtout que je travaille dans le domaine juridique, là où les erreurs sont le pire ennemi et qu’on ne peut pas être humain (l’erreur étant humaine !).

    J’arrive pas toujours à mettre mon cerveau à « off » et même, je dirais que parfois, je ne veux tout simplement pas. Je pense trop (fantasme ?) et le meilleur moment pour ça, c’est quand on se glisse dans le lit ! Faire le bilan de la journée, préparer mentalement celle du lendemain, analyser certains évènements afin de mieux comprendre, élaborer des plans pour résoudre certaines contraintes etc.

    Moi aussi j’ai besoin d’avoir la paix au réveil mais ce n’est pas toujours évident ! Je ne suis pas apathique mais je suis une solitaire dans l’âme et j’ai besoin de réfléchir seule le matin (continuer le travail amorcé avant le dodo !). Je me lève à 4h du matin et je quitte la maison vers 6h15 ! Quand j’arrive au travail, je suis définitivement prête ! Alors que pour d’autres, le réveil sonne et 10 minutes après ils sont en chemin pour le boulot !

    Je suis comme ça depuis l’adolescence, je me suis toujours levée vers 4h du matin. J’aime être témoin de la levée du jour, quand les gens commencent à sortir pour vaquer à leurs occupations alors qu’ils sont sur le pilote automatique. Bref, voir la vie se réveiller autour de moi…

    T’as remarqué à quel point mes comm. sont toujours court ? ! ! !

    Cordialement, UNE québécoise

    • Ah, mais la longueur des commentaires ne me dérange absolument pas, au contraire !

      Oui le manque de sommeil est définitivement l’ennemi du focus personnel et de la concentration. C’est un élément très important.

      Je comprends le plaisir pris à regarder le monde s’éveiller, mais personnellement, j’imagine cela sous la couette, en attendant que mon réveil me tire du lit ! :)

      En ce qui concerne la capacité à « mettre son cerveau sur off », c’est difficile pour certains.

      La meilleure technique, (si cela est nécessaire), reste alors de prendre conscience qu’on ne peut révolutionner son existence et résoudre ses problèmes sur le vif, à une heure où notre environnement est cloisonné, inatteignable.

      Merci en tout cas pour ces participations qui animent les articles !

      À bientôt !

  4. Moi je ne dors pas du tout, je joue aux jeux vidéo toute la nuit jusqu’à 6hoo du matin.

    • Bonjour Viau.

      Il faut savoir parfois se fixer soi-même des limites matérielles.

      Pourquoi par exemple ne pas faire sonner une alarme et vous obliger à aller vous coucher à une heure fixe ?

      Cela, couplé à des activités physiques quotidiennes, pourrait vous permettre de sortir de ce cercle vicieux et de réguler votre sommeil.

      Merci en tout cas pour votre commentaire, et à bientôt !

  5. j’aime les jeux vidéo, je ne sais pas me limiter, plus le café la nuit

    • Bonjour Viau.

      Le travail psychologique ne s’effectue pas tout seul. Il faut aussi faire des efforts personnels. Si vous ne savez pas vous limiter, essayez de penser à ce que vous pourriez faire de plus constructif pendant le temps passé à jouer.

      Demandez-vous en quoi cela impacte votre existence (effritement des liens sociaux, isolation, perte de repères, remise en cause de vos études ou de votre emploi…).

      C’est ici la maturité et la prise de conscience qui sont nécessaires.

      Le plaisir peut aussi être abordé, considéré comme une récompense (après avoir fourni un effort, donc).

      Dans ce cas, il est alors bien plus simple de ne pas se sentir coupable !

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