Voici tout ce qu’il vous faut pour mieux comprendre et gérer la jalousie


Quoiqu’utile pour améliorer des relations importantes, la jalousie est susceptible de nourrir des comportements dommageables.

La crainte d’être remplacée ou trompée et le désir d’exclusivité peuvent forcer quelqu’un à surveiller de manière obsessionnelle la communication, les rapports et les informations de localisation d’un partenaire. Les personnes maladivement jalouses tentent même de réduire la confiance en soi de leur partenaire, et vont souvent jusqu’à inciter un comportement violent.

En tant qu’émotion naturelle et universelle, la reconnaissance de sa présence peut guider les personnes dans le renforcement de leurs relations. En admettant les sentiments de jalousie et en explorant les émotions qui la sous-tendent, nous pouvons éviter les arguments fâchés et ouvrir la voie à une conversation productive sur ce qui pourrait manquer à la relation et sur la façon de réparer le lien.

Ceci étant établi, il convient donc de s’intéresser de plus près à ce phénomène afin d’apprendre à le déconstruire et en empêcher l’excès.

1. Soyez à l’écoute de vos émotions

Avant de comprendre comment se départir de la jalousie, il convient de l’expliquer.

La jalousie est une émotion complexe qui englobe des sentiments de rage, d’humiliation, d’insécurité, de peur et d’inquiétude concernant la perte d’un bien, d’un statut ou d’un lien affectif.  Elle frappe à la fois les hommes et les femmes et est le plus souvent provoquée lorsqu’une personne perçoit qu’une relation de valeur est menacée par un compétiteur. Toutefois la menace peut être réelle ou imaginaire.

La jalousie ne se limite pas aux relations amoureuses, elle peut aussi surgir entre frères et soeurs en compétition pour attirer l’attention des parents, entre collègues de travail ou entre amis.

Bien que la jalousie soit une expérience émotionnelle douloureuse, les psychologues ne la considèrent pas comme une émotion à réprimer, mais à écouter comme un signal, un avertissement indiquant qu’une relation valorisée est en danger et que des mesures doivent être prises pour regagner l’affection de son compagnon ou ami.

De ce fait, la jalousie est considérée comme une émotion nécessaire, car elle préserve les liens sociaux. Cela motive les gens à adopter des comportements qui maintiennent des relations importantes.

2. Les autres ne sont pas des ennemies

La menace que nous percevons au contact des personnes qui attisent notre jalousie est en grande partie formulée par notre inconscient.

Même avant de chercher à établir des relations sociales, ces personnes trop « belles », « intelligentes », « riches », « charismatiques »… sont catégorisées comme toxiques, néfastes.

Au point de développer une certaine rage, une haine qui ne repose que sur une envie de partager leur stature.

Le problème c’est que ce sentiment se base très souvent sur l’apparence, et que l’appréciation est un phénomène subjectif par nature.

Mais il est trop facile d’oublier que ces mêmes personnes souffrent, elles aussi, d’une certaine insécurité et font face à leurs propres doutes.

Rapidement, on diabolise, on idéalise les individus jalousés, comme si leur existence même était basée autour de la volonté de nous rabaisser, de pointer du doigt nos lacunes.

La jalousie est toujours dénuée d’objectivité et nous pousse à dépeindre un tableau négatif, qui engendre méfiance et agressivité.

Mais à bien y réfléchir, qui est la première victime d’un tel comportement ? Qui souffre au quotidien de cet état d’esprit ? La personne qui s’en nourrit pour construire son évolution…

3. Ne vous comparez pas aux autres

Décidément, ce mythe qui voudrait que tous les individus avec lesquels nous entrons en contact nous jugent, nous évaluent et formulent des opinions négatives a la peau dure !

Le regard des autres, c’est évidemment l’une des sources de la jalousie.

Cette nécessité de se comparer, de vouloir faire mieux, de tirer plus de reconnaissance que les autres membres de notre environnement nous empoisonnent.

Au point d’ailleurs de nous empêcher d’être réalistes : la seule personne à laquelle on peut se comparer, c’est nous même.

Chaque être humain est différent et possède son propre système de pensée et de valeurs forgé par l’expérience et la compréhension du monde qui l’entoure.

Pourquoi alors vouloir perpétuellement stimuler la compétition et la volonté d’écraser l’autre ?

Nous ne sommes égaux qu’en droits et obligations. Pour ce qui est du reste, nos potentiels, nos qualités, nos désirs sont totalement différents.

Rien ne nous prouve que notre jalousie soit justifiée ou que ces « victimes » de notre acharnement ne soient pas elles-mêmes envieuses à notre égard.

4. Surmontez votre manque de confiance

Dans les faits, la jalousie se matérialise souvent par un sentiment d’inquiétude qui nous pousse à remettre en cause la confiance que nous accordons à autrui et à nous même.

Nous avons tous entendu parler de personnes qui vérifient le téléphone portable de leur partenaire ou qui vérifient leurs e-mails pour s’assurer qu’il/elle n’entretienne pas de relation sentimentale avec une tierce personne.

Mais qu’est-ce que cela exprime ? Si ce n’est un emprisonnement psychologique, une spirale d’incertitude et de mal-être ?

Comment seulement vivre si on doute de tout et de tous, tout le temps ? Ne serait-ce pas là une privation de liberté individuelle et collective ?

Est-ce la manière dont nous voudrions être traités et perçus ? Comme de potentiels traîtres ou des personnes malhonnêtes qui dissimulent la vérité ?

La jalousie relationnelle est un évident facteur de stress et de développement de conflits. Elle n’est en réalité qu’une peur inconsciente d’être délaissé(e), une remise en question de sa propre valeur.

C’est en travaillant sur le renforcement de sa confiance en soi, en acceptant de croire plutôt que de suspecter qu’on peut faire de la jalousie un mauvais un souvenir.

Plus facile à dire qu’à faire ? Peut-être, mais cela représente malgré tout une première étape.

La prise de conscience et l’introspection sont toujours des éléments décisifs quand on aborde la psychologie.

Savoir faire face à ses peurs c’est se permettre de les combattre et de ne pas vivre sous l’emprise du malaise qu’elles produisent.

Et vous ? La jalousie vous gouverne-t-elle ? Pensez-vous pouvoir la surmonter ? N’hésitez pas à faire part de vos retours dans les commentaires !

À bientôt !


49 réponses à “Voici tout ce qu’il vous faut pour mieux comprendre et gérer la jalousie”

  1. Bonjour Jean-Baptiste,
    Je me sens pas jaloux des autres, il y a des gens très riches, j’en ai connu qui n’ont pas nécessairement de vie plus heureuses.
    Je me faisais une conclusion sur l’échec de mes relations amicales ou professionnelles lors de la construction de mon projet de passer un brevet d’éducateur à 46ans. Je me demande justement si les personnes qui m’ont dénigrés (formateur, encadrant à la réinsertion, amis ou relations toxiques) n’étaient pas plutôt jaloux d’un gars qui cherche à sortir absolument des aides absurdes pour un sans emploi et qui se déchaine pour montrer aux autres qu’il vaut bien plus qu’il le pense lui-même (moi) ?
    Ces mêmes personnes qui dénigrent, regarde bien leurs visages ? Sont-ils heureux ?
    Dommage d’avoir une telle mentalité !

    • Bonjour Eddy !
      Merci pour ce retour. La jalousie peut effectivement apparaître n’importe où. L’argent ou le statut social ne fait pas tout. Il y a toujours quelque chose que nous n’avons pas et qui fait envie. C’est le propre de l’Homme. Le tout est de s’en accommoder et de se concentrer sur son évolution personnelle comme tu sembles le faire 🙂

    • je suis Romane ,je crois que la jalousie est de nature ca vient de Dieu c est une emotion secondaire. Comme dit moise, le parazoolo qui signifie jalousie lui il est Jaloux on peut ameliorer la jalousie mais non la chassee .Ce qui est le plus important c est se maitriser, aie confiance en soi et croire toujours que tu es plus bon et plus meilleur que la mienne fais comme si rien n etait ne te mefier pas il faut que tu sache l intimite d une personne est inviolable n allez pas fouiller ses affaires, son repertoire telephonique ses allees et venus .Sachez vous le meilleur moyen de soigner le mal c est de le soigner par ses racines

  2. Bonjour,
    Quel sujet passionnant ! La jalousie… hum, JE ME SUIS GUÉRIE ! Quelle victoire sur le développement personnel quand même ! OUFFF… pas parce que je suis meilleure que les autres, non, plutôt parce que j’ ai été témoin de l’ampleur des dommages qu’elle peut causer, je suis une solitaire introverti et extraverti. Je suis une 2 en 1 !
    Contexte : Je suis issue d’un milieu familial dysfonctionnel (mère/femme toxique qui carburait aux problèmes qu’elle semait partout pour mettre du piquant dans sa vie) et mon père souffrait de jalousie maladive et d’alcoolisme ; il est décédé quand j’avais 10 ans. Conclusion, pas de modèle de comportement parental à reproduire. J’ai pris les miens ailleurs soit à la télé par le biais d’émissions comme Wonder Woman, Le Saint, L’homme de 6 million, entre autre et aussi dans les textes de chanson. Avec le recul, je considère que, d’une certaine manière, je suis chanceuse d’avoir évoluée dans un milieu dysfonctionnel car il m’a permis d’être ce que je suis : heureuse et épanouïe.
    Quand on est enfant, on ne comprend pas tout mais plus tard, les pièces du puzzle se placent d’elles-mêmes et on comprend, a retardement certe, mais on comprend quand même ce qui se passait. Le passé étant souvent garant de l’avenir… j’ai appris jeune à observer ACTIVEMENT les autres et tirer les leçons qui s’imposent.
    Quand j’ai éprouvé cette émotion pour la première (jalousie amoureuse) fois, vers 15-16 ans, je me suis dit que NON, moi je ne finirais pas comme lui (mon père). Mon objectif de vie étant d’être une femme ÉPANOUÏE et fière de l’être. J’ai ramé pour me guérir de ce cancer qui ronge les gens et j’y suis parvenue, pas en un claquement doigt mais sur le long terme. J’ai même poussé le bouchon au point de me mettre dans des situations favorisant son apparition histoire de faire face et combattre. J’ai pris le taureau par les cornes !
    Quand j’ai suivi ma formation en sciences humaines vers l’âge de 20 ans, j’ai appris le triangle amoureux de la jalousie et, bien que j’étais guérie, j’ai pu comprendre l’essence même de cette émotion et ce qui la nourrit. NO WAY, je n’envie personne et ne suis jalouse de personne : Je suis ce que je suis, avec mes forces et mes faiblesses. Les autres sont ce qu’ils sont et que grand bien nous en fasse à tous, point barre !
    Le constat que je peux faire c’est que bien que ne souffrant pas de cette tare, je la suscite chez les autres ! Comme quoi, on ne s’en sort pas nécessairement ! La génétique m’a gâtée (merci maman pour le physique et merci papa pour le cerveau) et ça vient avec du positif et du négatif, j’ai appris à gérer.
    En te lisant, je pense que je sais maintenant pourquoi j’arrive à être très objective dans ma pensée et quand je rationalise, le seul malheur, c’est que je rationalise trop !
    Quand je rencontre quelqu’un qui a une qualité ou une caractéristique que j’apprécie, je ne l’envie pas, non, je m’approprie cette qualité ou cette caractéristique ! En ce moment, je travaille à m’approprier ton hamster J&B !
    Pour ceux qui ont eu le courage de tout lire : BRAVO !
    Cordialement, UNE québécoise

    • Merci Chantal pour ce nouveau témoignage enrichissant.
      Ah les problèmes familiaux… un autre sujet dont les ramifications se retrouvent partout, dans tous les domaines de notre évolution !
      En effet, détermination et volonté sont des armes parmi tant d’autres pour lutter contre le fléau destructeur qu’est la jalousie.
      Quoi qu’il en soit, il est plaisant de voir le débat complété.
      L’appropriation peut aussi aider à limiter la jalousie, à condition bien évidemment qu’elle ne remette pas en cause l’aspect adaptable du processus et n’éclipse pas la personnalité de la personne s’y adonnant (je ne me fais cependant pas de souci à ton sujet!)
      À bientôt !

    • super ton message Chantal, juste la quête du bonheur! mais il faut avoir l’intelligence et le courage pour le trouver! et de bonnes influences ou méthodes
      ton parcours, ton développement personnel, ton courage et ta foi pour vivre autrement les relations, les émotions, les sentiments, et donc bon courage pour ton épanouissement!
      j’essaies aussi, comme toi une mère toxique, aimant les ennuis…névrosée! perverse narcissique, jalouse, cherchant toujours à se valoriser, exercer une influence , dévalorisant constamment les autres, moi sa proie idéale! tu penses, sa fille, comme un droit de tout se permettre, sans respect et avec méchanceté
      ma soeur a rompu depuis 20 ans, pour dire…
      n’empêche que j’essaies de prendre du recul, trop parfois, trouver la sérennité, l’apaisement, me reconstruire (car j’ai eu le hasard de connaître une personne possessive et démente aussi!?)
      pas simple de trouver le juste milieu
      les psys ne m’ont pas beaucoup aidée, enfin quand même, mais je préfère ma coach , on discute, elle compatît, puis on fait de la sophrologie, ça marche très bien!
      les psys me renvoient trop de réactions différentes:
      l’envoyer paître! (oui, cela l’empêche pas d’insister, c’est le propre du pervers que ça exite et qui cherche les embrouilles davantage en tourant à son avantage!)
      considérer ma mère comme ma mère: c’est certain! je ne l’ai pas choisi et j’ai une certaine « sagesse », même affection naturelle dans mon caractère, voire protection! elle est ainsi, elle ne comprends pas! ne comprendra jamais SON problème relationnel, affectif, déviant, elle sait bien argumenter et ne pas lâcher l’affaire! trop angoissant de se remettre en question et de fonctionner diffèremment!
      enfin j’ai laissé tomber, tout conflit!
      mais je reste très sensible aux emmerdeurs et emmerdeuses! à ces gens qui ne cherchent que les conflits, rivalités, où pointent de l’hypocrisie, de la jalousie, du rapport de force..pour exister, négativement
      et dans le travail, où l’on doit se montrer sociable, poli, psychologue, comme se faire respecter! pas passer pour une conne, une faible, ce que je ne suis pas du tout! je suis plutôt directe et calme, je recadre (prof d’ailleurs ! j’ai su m’imposer en autorité! et m’adapter aux divers profils et comportements et situations tendues, seule, et j’ai arrêté, trop marre de m’investir là-dedans! mais sans doute le positif de mon vécu ), mon père aussi « obéit » à ma mère, c’est à ce point, ma mère emploie même le terme de lui être « soumise »
      évidemment en face à face, je l’a recadre et je me barre: stop contact! pas ton jouet et ta poubelle! ça m’intéresse pas tes délires! bye!
      qu’en penses-tu? qu’en pensez-vous?
      faut-il vraiment ne pas réagir? (ça m’a coûté cher de passer pour une « gentille » ), et répondre aux provocations de ces gens-là m’ennuie! Je cherche maintenant des gens biens, respectueux , qui n’ont pas trop de problèmes relationnels!
      j’ai un fond plutôt serein, joyeux, calme , sympathique je pense, et aussi combative, fière, j’aime pas qu’on m’emmerde et s’il le faut en dernier ressort, je recadre méchamment, fortement! (sans violence, mais bien lucide et mâture!)
      j’aime faire confiance aux gens, j’en ai besoin (comme tout le monde!) or, on doit s’en protéger des gens comme ça, les éviter (ça n’apporte rien!) or c’est galère de le devoir les fréquenter et se laisser poluer ou lier relations (de travail) avec eux
      comment faire?

  3. Dans la description de la jalousie, j’y reconnait une ancienne amitié qui aura duré 15 ans. Du jour au lendemain, elle est passée de ma grande confidente à un démon. Tout d’un coup elle s’est fâchée pour des banalités et elle s’est défoulée sur moi comme son punching-bag. C’est une personne qui disait être heureuse mais qui parlait toujours contre les autres. Eh bien mon tour est venu. De plus, c’était difficile de s’entendre sur les arguments puisqu’elle avait toujours raison sur tout (selon elle). Ses méchancetés gratuites et horrible qu’elle m’a dit ne faisait aucun sens pour moi. Alors en lisant votre article, j’ai vraiment réalisé qu’elle était jalouse de moi. Bien contente que cette amitié soit terminé après tout.

    • Bonjour Emma.
      Content d’avoir pu aider un minimum et que vous ayez pris conscience de votre situation.
      Bon courage pour la suite 🙂

  4. Je vous remercie enormement pour cet article… Je sors d’une famille ou j’ai vue mon pere detruire ma mere a cause de sa trop grande jalousie et inconsciemment je me suis retrouve bloque dans ce meme cycle de manque de confiance et les gens que j’aime commence a en payer le prix. Mais je dit stop aujourd’hui et jai la conviction profonde que je vais arrive a changer sa…. Je reviendrai sur cette meme page vous donnez les resultats de mon travail personnel. Merci pour vos conceil

    • Bonjour Mihel et merci pour ce commentaire !
      Voilà une bien belle décision que je vous souhaite bénéfique ! Nous attendons votre retour.
      À bientôt.

  5. Bonjour, votre article m’a fait ouvrir les yeux sur la jalousie de mon petit ami, j’aimerais l’aider mais il ne veut rien entendre… Il ne conçoit même le fait d’être jaloux, pouvez vous me donner un conseil pour lui faire prendre conscience qu’il a besoin de mon aide? S’il vous plaît.

    • Bonjour Virginie.
      Difficile de mettre en lumière des arguments face à un refus d’accepter la réalité. Personnellement, je pense que j’utiliserais l’humour pour notifier à la personne concernée la nocivité de son comportement, au moment où ce dernier se matérialise.
      « Et là, maintenant, t’es pas jalouse » ? De simples petites phrases, prononcées gaiement, pourront éventuellement aider à ouvrir les yeux du jeune homme !
      Bon courage à vous !

  6. J’ai un souci je suis jaloux de mes proches j’en est marre. Quand mes cousins obtienne un boulot cela me fait mal et j’en pense toute la journee je sais que cela est mauvais mais j’arrve pas le combatre aider moi svpp j’en pleure de cette jalousie. Alors que je gagne mieux ma vie qu’eUx. Mais j’y comprend pas

    • Bonjour Jean-Yves.
      C’est en effet quelque peu étonnant. Peut-être un manque de confiance en vous? Un complexe d’infériorité?
      Ce qui est envisageable, comme souvent, c’est la mise sur papier de ce ressenti après une véritable introspection. Essayez de l’expliquer avec vos mots, de lui donner corps, afin d’en saisir l’origine et de le combattre.
      Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas de comparer vos résultats avec vos réussites, vos succès, vous prendrez irrémédiablement conscience de votre potentiel !
      À bientôt !

  7. Je suis jaloux et colèreux et j’imagine beaucoup de choses dans ma tête. Je ne sais plus comment faire…

    • Bonjour Blai.
      Vous pouvez commencer par comparer les histoires que vous montez dans votre tête avec la réalité des faits pour prendre conscience du décalage matériel (par écrit, pour plus d’efficacité).
      Il sera ensuite temps d’analyser les sources de ces « images » (manque de confiance en soi, peur du jugement…) afin de les relativiser.
      Bon courage !

  8. Bonjour,
    Merci pour cet article qui me permet de voir un peu plus clair dans ma jalousie envers ma grande soeur.
    Mais comment faire quand cette jalousie est inévitable, flagrante ? Ma soeur a un bon boulot, moi non. On se ressemble comme des jumelles, sauf qu’elle est plus belle que moi (elle a une plus belle chevelure, j’ai les dents de travers elle non). Elle a un copain depuis 4 ans, moi je suis une mère célibataire.
    Elle m’a dit il y’a longtemps, que la plupart de mes ex, ont tenté quelque chose avec elle, après moi. Depuis, à chaque fois que j’ai un ami, je crains les rencontres avec elle (le copain et moi). Et quand y’a ce genre de moments, je ne supporte pas qu’ils se parlent.
    Mon père parle avec elle, moi non. Il l’appelle « sa fille chérie » et moi, il ne me l’a jamais dit. Longtemps timide et elle est toujours un peu rentre-dedans et sûr d’elle. Je me souviens d’une enfance avec elle où elle prenait un malin plaisir à me rabaisser.
    Elle a toujours eu des amis, moi je n’en ai pas. Les gens sont plus à l’aise avec elle.
    Comment lutter contre cette jalousie qui me bouffe et qui est toute a fait compréhensible ?
    Je mets mes espoirs en votre réponse, pour sortir mon mal-être, car j’en souffre, je me réveille en sursaut en disant : elle est mieux que moi, je suis moche et nulle !
    S.O.S d’une terrienne en détresse

    • Bonjour Sunjah.
      Voilà une situation qui reste plus courante que l’on peut l’imaginer. J’ai moi-même un frère qui a toujours été le « génie » de la famille (il est ingénieur et sort d’une grande école).
      Toutes ces différences de traitement m’ont poussé à développer un sens profond de la compétition et du challenge. Secrètement, impressionner les gens qui ne m’accordaient pas la confiance méritée à l’époque reste un objectif, même si je m’éloigne de plus en plus de la logique.
      Le fait est qu’on est comme on est. Inutile de se comparer aux autres ou de se penser inférieur. De manière intrinsèque, vous ne savez pas exactement ce qui peut se passer dans la tête et le coeur de votre soeur.
      Votre première priorité, c’est de vous concentrer sur vous. Rien ne vous force à rester enclavée à cette image destructrice à laquelle vous pensez tous les jours.
      Éloignez vous si le pouvez/voulez, et cherchez à diversifier vos réflexions, vos expériences, afin d’évoluer de manière personnelle.
      Vous avez tous les outils pour réfuter votre timidité et faire de votre affirmation personnelle un réflexe quotidien (cela découle de votre raisonnement logique empreint d’une nette prise de conscience faisant nécessairement suite à une introspection).
      Si la situation est actuellement difficile, vous avez le pouvoir de la changer. Vous savez, étant jeune, on m’avait prédit un avenir sombre, notamment les membres de ma famille.
      Aujourd’hui, ils lisent mes articles, achètent mes livres et en font la promotion auprès de leurs amis… Partant de « tout en bas de l’échelle » (dans l’opinion de vos proches), vos progrès ne peuvent qu’être remarqués, jusqu’à ce qu’un jour, on vous reconsidère à votre juste valeur.
      Notez que le procédé n’est pas, en réalité, uniquement basé sur le besoin de reconnaissance, mais sera aussi profitable à titre personnel.
      Votre famille manque de considération à votre égard ? Laissez votre potentiel s’exprimer et montrez leur de quoi vous êtes capable !

  9. J’ai lis avec plaisir ces commentaires, car moi même je suis très jalouse de mon ami.
    Je veux changer ça, mais c’est une vraie maladie. Je suis tranquille et tout de suite mon ami me fait quelque commentaire qui me laisse K.O. et je commence à imaginer des choses.
    Je l’aime beaucoup, mais nous ne partageons pas notre temps, car il travaille presque tout le temps.
    Nous sommes ensemble depuis du 2011 et sommes baby boomers.
    Je pense que j’ai manqué d’auto-estime. Salut à tout le monde. Stamina à Barcelone (Espagne)

    • Bonjour Stamina et merci pour ce retour.
      Le dialogue pourrait ici être une solution. Une relation qui fonctionne étant basée sur la confiance, mieux vaut ne pas s’autoriser à penser que l’être aimé nous trahira…
      Effectivement, voila qui peut découler d’un manque de confiance ou d’estime personnelle…. Mais cela se travaille !
      À bientôt,

  10. Bonsoir Jean Baptiste,
    J’ai lut avec beaucoup de discernement et de recul votre article, je vous ait trouver très pédagogue et très professionnel.
    Je me présente Céline j’ai tout juste 22 ans, et depuis de longues années j’ai un problème de jalousie envers ma petite soeur âgée de 19 ans qui parasite ma vie et la continuité des mes objectifs de vie en finalité.
    Aujourd’hui je ne sait plus quoi faire pour lutter ,nos relations & les liens se sont briser entre elle et moi & j’en souffre beaucoup. J’ai perdu tout forme de confiance de moi à présent et je n’ai accumuler que des échecs.
    Alors que ma petite soeur excelle en réussite & bonheur à outrance.
    Cette jalousie empoisonne toute ma vie et m’éloigne de toute ma famille & ami(e)s respectifs.
    Voici l’objet de mon commentaire » j’ai besoin de votre aide » à comprendre le conflit psychologique qui anime ma jalousie …
    Au regard de votre expérience je suis intiment convaincue que vous pouvez faire quelque chose pour moi.
    Cknightley_3@hotmail.fr je vous communique mon email.
    Bonne soirée Jean Baptiste
    Sincères Salutations
    Céline.

    • Bonjour Céline.
      Merci pour votre retour et cette preuve de confiance.
      M’ayant fourni votre adresse mail, je me permets de vous répondre directement par ce biais.
      À bientôt !

  11. Bonjour, je tiens juste à partager mon vécu.
    Pendant longtemps j’ai cru être encore amoureuse de mon ex mais je me rends aujourd’hui compte que je suis très jalouse de lui.
    J’envie la vie qu’il a car c’est tout ce dont j’avais rêvé. Qu’il soit resté étudier à l’étranger et moi pas m’ a rendue malade, qu’il ait une copine qu’il aime, qu’ils soient bien ensemble et qu’ils voyagent en amoureux alors que c’était MON rêve. Je suis jalouse de son appartement, de ses amis et de la vie qu’il construit. Je ne souhaite pas me remettre avec lui même si au début je pensais que c’était la raison de mon état. Mais tout bien réfléchi je le déteste pour avoir ce que je n’ai pas et je ne peux pas m’empêcher d’y penser et de ressasser, cela est certes très nocif car je n’ai pas vu le temps passé et aujourd’hui je me rends compte que ces dernières années je les ai perdues à me nourir de la vie des autres et de mes fantasmes et je n’ai rien construit ou presque… désolant, le pire c’est que je ne me suis toujours pas soigné.

    • Bonjour Jojo.
      Merci pour ce témoignage qui montre effectivement qu’une introspection bénéfique a pu vous permettre de mettre des mots sur votre souffrance.
      Je vous félicite pour cette ouverture d’esprit et vous souhaite bon courage pour la suite.
      À bientôt !

  12. Bonjour,
    Je suis possédée par cette jalousie amoureuse qui est excessive et maladie;
    Je viens juste de vivre encore une autre séparation; la deuxième dans ma vie; j’ai 54 ans et je suis jalouse depuis tout ce temps; je suis jalouse seulement dans mes relations amoureuses, je suis enfant unique, pas confiance en moi du tout et je suis toujours négative. Comment me sortir de cette jalousie excessive qui me détruit la vie et toutes mes relations amoureuses. Quelqu’un peut m’aider et me donner des outils; je sais que je vais rester jalouse toute ma vie mais au moins apprendre à la contrôler.
    Merci pour votre article, il est très intéressant.

    • Bonjour Diane et merci pour votre intervention !
      La jalousie est un sentiment fort, qui apparaît souvent comme insurmontable. Pourtant, l’introspection fait des miracles, à condition de s’y adonner en toute honnêteté.
      Comme vous le dites, le manque de confiance en soi peut être une des sources et l’identifier, c’est déjà faire un pas dans la bonne direction.
      Les outils pour lutter contre la jalousie sont déjà en nous, le pouvoir de la psychologie est incommensurable.
      Commencez par vous demander comment votre jalousie se matérialise. Vous pouvez le noter noir sur blanc, cela ne peut faire de mal. Ensuite, il convient de vous demander s’il est effectivement si « étonnant » que quelqu’un puisse vous aimer.
      À première vue, non, car chacun est unique et apporte par là même, quelque chose d’incomparable. Pourquoi alors s’obstiner à tout détruire ?
      La prise de conscience est LE remède, mais il faut du temps pour la mettre en place, car elle remet en cause cette sentimentalité adoptée depuis des années. Le dialogue peut la favoriser, tout comme l’écrit, qui est salvateur.
      Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à poursuivre la conversation pour vous libérer du poids qui pèse sur vos épaules .
      À bientôt !

  13. Bonjour
    Merci pour votre article.
    J’ai lu des témoignages mais je ne me retrouve dans aucun d’eux.
    Je suis jalouse de ma belle soeur. ça fait 2 ans que je suis avec mon homme et on compte finir nos jours ensembles. Depuis un moment, j’ai rencontré sa famille et je les côtoie de plus en plus et donc, je vois ce que je ne voyais pas avant. je savais que sa soeur comptait pour lui mais je ne croyais pas que voir « leur amour » me ferait aussi mal.
    Et ma jalousie commence à me détruire et détruire ce qu’on a construit.
    Mes relations sont très bonne avec elle, et il n’a jamais fait quelque chose pour me rabaisser face à elle. Ma jalousie est disant irrationnelle, c’est juste parce qu’ils s’appellent beaucoup, qu’ils se parlent beaucoup, qu’ils passent du temps ensemble (vue qu’ils vivent encore chez leurs parents) et que quand je suis présente, il l’a prend dans ses bras comme il le fait avec moi, ça me rend jalouse.
    ce sentiment me fait très mal, me tue et tue mon couple.
    Je sais qu’il n’y a pas de remède miracle, mais je sais qu’il faut que je fasse un travail sur moi même, que je guérisse, qu’on m’aide peut être, ou faudrait-il que je m’aide moi même enfaite…
    Mais il faut que mon homme ne voit pas « mes crises », juste ma progression.
    Merci

    • Bonjour Anitaf.
      Voilà un cas de figure peu courant, je dois l’avouer. Je pense qu’au delà de la jalousie, c’est ici une forme de possessivité dont vous êtes victime. En effet, vous savez au fond de vous que cette relation que votre compagnon entretient avec sa soeur n’est pas nuisible à votre amour.
      On peut sans doute déceler une peur de la comparaison, un obstacle qui vous pousse à penser que vous serez analysée au regard de la complicité existante.
      En réalité, vous êtes unique, et si votre partenaire est avec vous, c’est sans doute qu’il réalise que vous pouvez lui apporter ce qu’un membre de sa famille ne sera jamais en mesure de lui offrir : un amour profond, basé sur l’attirance physique et la connexion psychologique.
      Avez-vous essayé de parler de cette situation ? Pourquoi ne pas lancer le sujet, simplement pour essayer de comprendre cette relation fusionnelle ? la solution est peut-être tout simplement dans le dialogue …?
      Quoi qu’il en soit, je vous souhaite bon courage pour la suite ! 🙂
      À bientôt.

      • Bonjour Jean-Batptiste
        Et merci de m’avoir répondu
        Je ne suis pas revenue depuis parce que je pensais que ça s’est arrangé.
        On a eu une grosse discutée, après quoi, j’ai promis de contrôler mes sentiments.
        Vous me dites d’en parler avec lui, j’ai essayé. Pour lui ce sentiment est irrationnelle et n’a pas lieu d’exister. Il faut que je le combatte toute seule et ne veut pas en entendre parler;
        Depuis plus d’un mois, il s’est disputé avec elle. et mon rôle de copine est de le conseiller de pardonner. ce que j’ai fait
        Mais, au fond de moi, j’étais contente. oui je sais c’est horrible
        Contente qu’il n’y ait plus cette complicité et donc, j’étais tranquille;
        Depuis deux jours, ils se sont réconciliés et mes angoisses sont revenus au galop.
        Ils n’ont pas une relation fusionnelle, c’est juste qu’ils sont très proches, parce qu’ils sont passés par les même moments pas très gais, ensemble.
        Le pire, c’est que je sais qu’elle est égoiste et ne pense pas à lui comme elle le prétend tout le temps. Et cette hypocrisie me fatigue
        ça me fatigue aussi qu’il la protège et lui pardonne malgré qu’elle ne soit pas une très bonne soeur.
        Oui, je suis possessive. sa relation avec sa soeur n’atteint en rien notre relation. Il ne me compare pas à elle, ne parle pas trop d’elle, et je suis un pilier dans sa vie
        Je me répète, ma jalousie est irrationnelle.
        Je le partage avec tout le monde sans problème, sauf elle…
        Merci de m’avoir lu
        A bientôt

        • Je vous en prie Anitaf, merci pour le partage sincère et honnête.
          J’imagine que la dernière partie de votre commentaire pourra être répétée comme un mantra, même si je suis persuadé que beaucoup de lecteurs comprendront votre réflexe.
          Je vous souhaite une très bonne continuation et vous dis à bientôt !

  14. Bonjour
    je ne sais pas s’il faut dire ça de la jalousie ou être possessive. Mais je n’arrive pas à comprendre et à agir pour l’aider à sortir de cette impasse. Tout ce qu’on lui dit est négatif pour elle (notre fille), elle nous répète toujours qu’on ne sait pas ce qui s’est passé ou alors on ai jamais là pour elle quand il fallait.(nous l’avions toujours soutenu)
    On a remarqué qu’elle veut être au côté de son copain tout le temps mais elle trouve toujours une petite histoire pour fâcher, sans même se rendre compte que son copain en a marre de tout ça, et malgrés tout il l’a supporte tellement il l’aime. J’ai beaucoup d’autres remarque mais il y en a tellement que vous voyez ou je veux en venir. Je m’inquiète pour leur avenir, car ils forment vraiment un beau couple!!!ils sont encore jeunes.
    J’aurai besoin de votre aide pour lui faire comprendre qu’il y a d’autre façon de voir la vie sans cette obsession, merci

    • Bonjour Matai.
      Comme souvent, il est difficile de juger une situation sans connaître les protagonistes et les deux visions des choses. Ce ne serait pas objectif. Moi-même adolescent, je m’érigeais contre l’autorité, fût-elle bénéfique pour moi.
      Si le dialogue est difficile, peut-être pouvez vous attendre que votre fille en soit à l’origine. Peut-être pouvez vous vous permettre de lui écrire, en lui assurant vos sentiments, tout en lui expliquant vos inquiétudes (en limitant la quantité des reproches qui ne feraient qu’envenimer les choses) ?
      Je ne pense pas qu’on parle ici de jalousie, mais plus d’une période trouble que votre fille semble traverser. Le meilleur moyen de désamorcer la crise reste le partage de valeurs et de points de vue dans le respect, le calme et la compréhension.
      Ce n’est pas toujours évident, mais en prendre conscience peut déjà aider à se placer sur les bons rails !
      Je vous souhaite bon courage et une bonne continuation.

  15. Bonjour,
    Merci pour vos articles qui sont très bien écrits.
    Pour ma part, je me situe entre la jalousie et le fait d’être possessive envers ma fille.
    J’apprécie qu’elle aime d’autres personnes que moi (ce qui est normal) et ça me fait plaisir de la voir heureuse. J’ai de très bons liens avec elle (elle a 1 an).
    Par contre, j’ai un blocage avec ma belle-soeur (soeur de mon chéri). Si je vois qu’elle est bien avec elle, qu’elles s’amusent… je ne peux m’empêcher d’être jalouse et ça me bouffe.
    Je ressens le sentiment qu’elle veut me « voler » ma fille.
    Ce qui explique ce sentiment, c’est qu’elle n’a pas encore d’enfants, elle a 35 ans, célibataire, et pense qu’elle en aura jamais. Donc elle se focalise beaucoup sur ma fille, et moi je suis possessive mais pas dans l’excès, car quand d’autres personnes (grands-parents, mes soeurs) s’occupent d’elle, je ne ressens pas ce sentiment (j’ai confiance et je sais qu’ils ne veulent pas me « voler » ma fille, j’exagère dans mes paroles pour imager mon ressenti). Y’a qu’avec elle, je suis pas assez objective, je n’arrive pas à voir si c’est elle qui est dans l’excès ou moi qui suis trop possessive et jalouse.
    (ma belle-soeur a un caractère assez spécial, il faut que tout aille dans son sens, manque d’affection…) Je sais pas trop comment réagir, comment arrêter de me prendre la tête avec ça. Je stress à chaque fois que je la vois… Faudrait que j’arrive à accepter le lien qu’elles ont toutes les deux pour le bien-être de ma fille mais je sais pas comment m’y prendre.
    Merci pour votre aide.

    • Bonjour Alex.
      Merci pour votre retour. Le cas de figure est compréhensible, même si j’imagine que pour un homme, il est plus difficile de comprendre la force du lien qui peut exister entre une mère et son enfant (que je pense fusionnel).
      Quoi qu’il en soit, je ne percois pas cela comme quelque chose de totalement illogique ou étonnant. Mais comme vous le dites vous même, l’objectivité aiderait à y voir plus clair.
      Peut-être pourriez-vous ouvrir le dialogue avec votre belle soeur ? Tout simplement parler de maternité et de relationnel, afin d’étudier sa position. Cela pourrait éclaircir votre raisonnement.
      Demandez aussi des conseils aux mamans que vous pourriez croiser : donner naissance provoque nécessairement une évolution psychologique, vous avez sans doute besoin de temps pour accepter les personnes que vous pourriez percevoir inconsciemment comme des menaces.
      Je vous souhaite en tout cas bon courage.
      À bientôt !

  16. Bonjour,
    Je souhaiterais avoir des conseils concernant la jalousie entre jeunes filles.
    Le contexte:
    Cela fait 7 ans que je connais une fille avec laquelle une relation d’amitié s’est installée. Relation chaotique à vrai dire puisque nous avons toutes deux un caractère fort. Cette relation a empiré quand j’ai commencé à voir d’autres personnes que notre « bande d’amis » suite aux mises en gardes de mes proches. Cette fille ressent le besoin d’avoir toujours quelqu’un qui pense comme elle. Elle s’est donc appropriée une de nos amies communes.
    Les faits: il y a quelques temps lors d’une sortie avec ces deux filles, j’ai parlé d’un garçon qui était dans ma classe il y a 7 ans. Elles m’ont proposé de l’inviter avec nous, chose que j’ai faite.
    Pourtant la fille (à problème si on peut dire) s’est énervée suite à quelques réflexions que le garçon lui aurait faites. Depuis elle monte son amie (qui la « colle ») contre moi ainsi que d’autres personnes, se prenant pour un avocat de la bande.
    Je ne suis pas du genre à m’apitoyer sur mon sort, à pleurer etc… pourtant ces disputes commencent sérieusement à s’accumuler d’autant plus qu’un de mes parents est atteint d’un cancer, au stade pré-terminal ce qui est bien entendu difficile à vivre.
    Auriez-vous, madame, monsieur, des conseils sur la conduite à tenir lors de notre rencontre afin de mettre les choses au clair?
    Je vous remercie par avance de votre/vos réponse(s).

    • Bonjour Jeune Fille.
      Je pense sincèrement, comme souvent, que le dialogue dénué d’agressivité est la solution la plus appropriée. Peut-être pourriez-vous expliquer votre ressenti et questionner votre interlocuteur sur le sien, ne serait-ce que pour avoir une image plus « complète » de la situation.
      À la suite de la discussion, il sera alors peut-être temps d’envisager les solutions appropriées : une réconciliation ou une « séparation ». Il faut parfois savoir prendre son envol, plutôt que d’entretenir des relations destructrices.
      Quoi qu’il en soit, votre commentaire démontre déjà une volonté d’amélioration, ce qui est le plus important !
      Bon courage à vous et à bientôt !

      • Bonjour et merci de vos conseils.
        J’ai réfléchis de nombreuses fois à cette situation et la séparation s’est avérée être la meilleure solution, quoique difficile. Malheureusement étant toutes trois dans le même lycée (trois car notre «amie» commune est aussi un problème), nous nous voyons tous les jours. De plus nous sommes dans un groupe d’amis et une dispute se solderait par ma mise à l’écart (2 contre 1). Je suis perdue à vrai dire, et j’en viens à me poser des questions sur ma façon d’être…

        • Bonjour Julie.
          Je comprends, et si vous estimez que la bonne solution a été choisie, ne regrettez rien.
          En outre, le fait de se remettre en question est aussi une bonne chose : cela ne peut que vous permettre d’évoluer, même s’il ne faut pas vous axer sur la notion de culpabilité.
          J’espère que votre situation s’améliorera. Bon courage à vous !
          À bientôt !

  17. Bonjour, Bonjour,
    Ce que je lis me rassure et pas … la jalousie est un sentiment naturel oui mais néfaste pour un couple, il entrave le bonheur, la confiance. Petit topo: en couple depuis un an avec un homme avec des valeurs, je ne supporte pas de le partager. Schéma familial assez complexe, père alcoolique parti lorsque j’avais 3 ans, mère détestable créant la discorde autour d’elle constamment, écartant les gens biens », je suis fille unique de ces deux la, malgré 5 autres frères et soeurs, une famille recomposée où je n’ai jamais vraiment senti ma vraie place. Ma mère habituée à diviser pour mieux régner à fait de nous une famille peu à l’écoute, des liens très particuliers entre nous tous . Je ne pas vu mon père depuis 3 ans, et ne parle plus à ma mère, mon beau-père et leurs deux enfants depuis 2 ans et demi, et sincèrement c’est « normal » pour moi, je n’ai pas connu de famille soudée…voila le fond du problème… Mon ami, mère très présente, assez intrusive, très mère poule, qui le pouponne encore à 32 ans, deux soeurs aux petits soins avec leur jeune frère, je me sens étouffée dès lors qu’une d’entre elles appelle, je vis très mal de devoir déménager (à cause de sa mutation) pour me rapprocher de sa famille. Je me sens en danger et je n’arrive pas bien à savoir comment me raisonner, hier encore j’ai voulu mettre un terme à cette relation, difficile à vivre pour moi alors qu’elle pourrait être si jolie sans ma jalousie maladive. Ma psy (thérapie familiale depuis un an), me dit que je les vois comme des rivales, et qu’elles représentent ma mère inconsciemment… Heu… psychologie … fatiguant… Finalement je me dis que je suis mieux seule…
    Maé

    • Bonjour Maé et merci pour votre participation.
      Je me retrouve assez bien dans votre commentaire, ayant aussi une famille assez « spéciale ». Le fait est que votre réaction est compréhensible, même si l’image de la mère ressemble plus à une tentative d’explication simplifiée qu’à une véritable analyse de fond.
      Vous vous êtes construite seule, et à ce titre, les familles soudées vous étonnent, vous « dérangent » presque. Sentiment d’injustice ? Sans doute, mais qui pourrait vous blâmer d’adopter ce raisonnement ?
      Le dialogue peut cependant amener à y voir plus clair. Quels sont vos rapports avec la famille de votre ami ? Avez-vous déjà pu discuter sincèrement avec eux ? Ne pensez-vous pas pouvoir vous aussi, y trouver un soutien, même si vous estimez que ce n’est pas le rôle d’une belle famille ?
      Ces questions sont innocentes, et pourtant, elles peuvent faire réfléchir. La notion de danger est compréhensible, mais elle repose certainement sur des préjugés que seule l’expérience peut faire disparaître.
      Quoi qu’il en soit, je vous souhaite du courage et de trouver la force d’affronter cette situation. La rupture pourrait vous faire plus de mal que de bien, mais là, je suis dans l’opinion personnelle.
      Amicalement,

  18. Bonjour,
    je m’appelle Elodie, j’ai 23 ans, deux soeurs de 21 et 18 ans. Je vais chez un psy depuis environ 1 an (j’étais allée chez une autre psy il y a 5 ans déjà mais ça n’avait pas collé avec elle et j’avais arrêté avant d’être soignée). Avec ce nouveau psy, et beaucoup plus de volonté qu’il y a 5 ans, j’ai surmonté pas mal de mes problèmes : j’étais quelqu’un de très stressée, en permanence, très exigeante, trop exigeante, avec moi-même, alternant constamment entre des moments de haut et de bas (avec bcp de bas pour tout et rien), et une phobie handicapante (peur de m’étouffer en mangeant donc je ne mangeais quasiment rien)… bref, j’étais pas bien du tt. Il y a 3 ans j’ai quitté mon copain avec qui j’étais depuis 5 ans, et avec lequel j’habitais, pour un autre homme dont je suis tombée complètement amoureuse. J’ai mis longtemps à accepter de pouvoir quitter mon copain car, parmi mes nombreux problèmes psy il y avait aussi le fait que j’aimais programmer tte ma vie dans les moindres détails et j’acceptais très difficilement de changer les plans que j’avais fait… j’avais décidé qu’on s’aimerait pour toujours, et changer d’avis était très dur à accepter pour moi. Bref, j’étais dans un doute terrible, une peur terrible de l’avenir, et je l’ai trompé pendant 2 mois. J’ai fini par réussir à le quitter. J’ai eu l’impression d’envoyer tout balader, et de me libérer. Quand j’ai rencontré la famille de mon nouveau copain et sa relation avec ses 2 frères j’ai pris conscience de la relation désastreuse que j’avais avec ma soeur 2 ans plus jeune que moi. J’ai pris conscience de plein de choses à cette période de « changement de vie » et j’ai entamé cette psychothérapie avec un psychiatre. Aujourd’hui, comme je le disais au début, j’ai quasiment réglé tous les problèmes. Et je suis en train de prendre conscience cette semaine que tous les problèmes qu’ils me restent sont simplement liés avec le fait que j’ai été terriblement jalouse de la naissance de ma soeur, lorsque j’avais 2 ans et que par mes attitudes je fais payer cette jalousie à elle, à mon père (nos relations sont assez désastreuse aussi) et aujourd’hui à mon copain, car la jalousie s’est déplacée sur lui maintenant que je vis avec lui…
    bref, je sais que mettre un terme à cette jalousie d’enfant mettrait un terme à toute la liste des pbm qu’ils me restent.
    La seule question restante est donc : comment faire?
    j’ai envie de lui demander pardon, d’enterrer la hache de guerre, limite d’en faire une cérémonie, une fête, bref, de marquer le coup, de lui dire que j’ai compris, compris qu’on a chacune notre place, et que j’ai plus 2 ans, j’ai envie d’avancer sans ce poids. J’ai envie de mettre un terme à cette spirale infernale.
    Elle sait que je vais chez le psy notamment pour régler le problème qu’on a entre nous… mais elle n’en sait pas plus. On ne se parle plus vraiment depuis des années, nos liens sont complètement détruits alors faire ce pas vers elle n’est pas évident.
    Pour mon couple, ma vie avec ma famille, et pour elle, il faut que je laisse de cote mes réflexes d’enfant qui a peur de perdre l’amour de ses parents, et notamment de son père. Je suis prête à grandir et à accepter la place qu’a ma soeur dans ma vie.
    Je voudrais simplement savoir comment lui faire part de ce changement, et si vous pensez que je fais bien de lui en parler, d’aller vers elle comme ça?
    je ne sais pas si mon commentaire est très clair, c’est difficile de résumer une vie de 23 ans en quelques lignes.
    Mais de toute façon, rien que le fait d’écrire ça me fait du bien.
    bonne soirée,
    Elodie

    • Bonsoir Élodie et merci infiniment pour votre participation.
      Un très beau commentaire, sincèrement. Chargé d’émotions mais aussi porteur d’une très belle analyse. Je ne pense pas que vous ayez besoin d’une véritable aide (outre celle des spécialistes que vous voyez), tant votre discours coule de source et met en valeur le résultat d’une prise de conscience.
      Pour résumer, votre idée est tout simplement parfaite : oui, faites en une fête, une célébration. Vous avez quasiment vaincu un terrible ennemi (la jalousie) tant vos dispositions sont saines et stables.
      Champagne pour tout le monde : à votre nouvelle vie ! 🙂

  19. Bonjour,
    Excellent article.
    J’ai des relations conflictuelles très récentes avec ma petite soeur (10 d’écart). Nous sommes adultes aujourd’hui et je n’ai jamais considéré que les relations difficiles que nous avons, étaient causées par la jalousie.
    Lorsque nous nous rencontrons, elle développe à mon égard un sentiment de supériorité très marqué et devient blessante voire méchante.
    Elle est toujours à l’initiative d’une rencontre et j’ai toujours du mal à refuser car c’est ma soeur. Mais à chaque fois, je rentre détruite .
    Tout ce que j’entreprends est objet de critique et de dévalorisation. Je n’aime pas les conflits donc j’essaie toujours gentiment de défendre mon point de vue mais souvent en vain.
    Je ne sais plus comment faire et la seule solution aujourd’hui à mes yeux est hélas la rupture avec elle car je me pose en permanence cette question : qu’ai je bien pu faire pour susciter une telle méchanceté….
    Mon entourage m’affirme que c’est de la jalousie mais j’ai eu du mal à le croire, car hormis une carrière « réussie » et des études que j’envisage de reprendre (c’est ce qui nous différencie fortement), nous avons toutes les deux une vie personnelle riche, harmonieuse et choisie.
    Donc je ne comprends pas et j’en suis désolée….

    • Bonjour Johanna et merci pour votre participation.
      La jalousie n’est pas un sentiment dont la force première est la rationalité. Ce n’est donc pas surprenant que vous ayez des difficultés à la comprendre, à l’identifier. Mais maintenant que cela est fait, peut-être pouvez vous essayer d’engager le dialogue ?
      Essayez simplement de demander à votre soeur pourquoi elle se comporte de la sorte (en essayant de faire fi de toute agressivité et de la notion de jugement). On ne sait jamais…
      Je vous souhaite en tout cas bon courage !
      Amicalement,

  20. Je suis quelques-uns de jaloux et cela m’empoisonne la vie. J’ai été en relation avec une personne pendant 7 ans et on a eu 2 beaux enfants. Nous nous sommes séparés 7 mois et cela fait 6 mois que nous sommes revenues ensemble, mais le passé resurgit toujours. J’ai des doutes vis-à-vis de ce qu’elle a fait, avec qui elle aurait pu coucher pendant notre séparation. Cela me hante l’esprit, même si de mon côté je me suis amusé plus qu’en masse avec d’autres femmes. J’ai fouillé dans ses choses, et j’ai lu des conversations avec d’autres hommes et ça m’a pourri la vie. Je lui ai demandé si elle m’a trompé et elle m’a répondu qu’elle ne l’a pas fait, mais le problème c’est que je ne la crois pas à cause de ce que j’ai lu. Comment faire pour dépasser tout ça ? Nous sommes encore ensemble, mais en conflit et ça ne va pas très bien. Je sais que je dois travailler sur moi même et c’est pour ça que je vous écris. L’amour est là certes, mais la tendresse et l’affection ont disparu tranquillement. Pouvez-vous me donner des conseils? Merci

    • Bonjour Triballon.
      Tout est question de perception, de volonté personnelle. C’est à vous, au plus profond de vous de répondre à la question « puis-je continuer ainsi? ».
      Fouiller dans le affaires d’une personne est un mauvais réflexe. Même si l’on apprend des choses. Je pense que la franchise doit être de mise. Parlez à votre compagne, dites lui comment vous vous sentez et demandez-lui comment elle voit les choses s’arranger.
      Dites lui que ce que vous avez pu voir ou trouver. Faites lui part de votre volonté de travailler sur votre couple et vous verrez comment elle réagit. Le mensonge est une protection, notamment si une fois découvert il disparaît.
      En revanche, s’il persiste… il sera temps de vous poser des questions sur la stabilité de votre union.
      Je vous souhaite en tout cas bon courage et vous dis à bientôt.
      Amicalement

  21. Une amie s’interpose entre ma meilleure amie et moi et me sépare d’elle à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Je ne sais pas comment réagir, car ça me vexe. Or moi je ne veux vexer aucune d’elles. D’où je me touffe et me retire de toutes les deux sans rien dire. Que faire?

    • Bonjour Déborah.
      Pas grand chose en réalité. Les différents individus sont à même de juger de leurs affinités. Un ami n’est pas une propriété.
      Si j’étais vous je laisserais simplement les choses se faire… et la situation finira nécessairement par évoluer !
      Bon courage ! 🙂

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