Être heureux, utopie ou réel choix de vie?


L’art de « bien vivre », d’être heureux et à l’aise dans son corps comme dans son esprit est un, voire le sujet prioritaire des blogs et autres sources d’informations axées sur le développement personnel.

On trouve d’ailleurs un peu de tout et surtout n’importe quoi lorsqu’on tente de définir le bonheur.

Pourquoi être aussi critique me demanderez-vous ?

Et bien la raison en est simple : être heureux n’a pas la même signification pour tous.

Nos objectifs, nos besoins, nos désirs et notre degré d’appréciation d’un même facteur diffèrent.

Comment pourrait-on alors donner une définition structurée et précise d’un élément pour lequel on se bat toute sa vie, mais qu’on peine toujours à identifier quand il se présente ?

Et si le bonheur était en réalité un gros mot, un panier dans lequel on fourre tout ce qui ressemble de près ou de loin à des émotions positives ?

Voilà qui m’amène donc aujourd’hui à réfléchir sur la portée même de ce qu’être heureux implique…

1. Être heureux en construisant un état d’esprit conciliant

Étant donnée la réelle difficulté qui réside dans la mise à jour d’une définition objective du bonheur, me voici en quête d’éléments qui pourraient, selon moi, vous amener vers un apaisement psychologique quotidien et durable.

Parmi ces premiers facteurs permettant de « vivre heureux », votre interprétation des éléments extérieurs semble être l’un des plus importants.

Là où la grisaille, le mécontentement et la contradiction sont traditionnellement de mise, pourquoi ne pas essayer de cultiver votre optimisme ?

J’ai déjà partagé cette réflexion dans un autre article, mais il m’apparaît utile de souligner ici que votre état psychologique se construit et évolue selon les interactions que vous développez avec votre environnement.

Il ne serait donc pas totalement dénué de sens de postuler qu’en décidant simplement « d’être heureux aujourd’hui », votre journée se déroule effectivement de la meilleure des manières.

Tout est question de perception.

En vous persuadant qu’aucune source de négativité ne peut vous atteindre, vous doterez votre esprit d’un filtre, permettant de ne vous focaliser que sur les petits détails qui vous donneront l’impression de vivre heureux…

Si cette détermination à faire de la joie et du contentement une attitude quotidienne sera largement remise en question sur le long terme, cela ne coûte rien d’essayer !

2. Être heureux : le bonheur n’est pas un ogre !

À la question : « pensez-vous être heureux ? » beaucoup donneraient une réponse empreinte d’hésitation et de doute. Pourquoi ? Tout simplement, car le bonheur est un terme galvaudé, surtout à notre époque.

La recherche de la perfection est une des principales limitations psychologiques auxquelles l’Homme doit faire face.

Compétition, rentabilité, rendement… difficile de faire une place à la joie de vivre et au bien-être dans un environnement stressant qui fait peser un poids si lourd sur la perpétuelle démonstration de son potentiel.

Objectivement, on aurait tendance à penser qu’on peut toujours améliorer quelque chose, être plus heureux, quel que soit le domaine concerné (financier, social, professionnel).

Nous avons tous des manques et des lacunes.

En revanche, cette question peut être retournée, instrumentalisée pour vous faire comprendre que votre vie est loin d’être si triste et grise qu’elle n’y paraît.

Que répondriez-vous si je vous demandais en effet de m’énoncer quelques facteurs qui « vous rendent heureux » ?

Vous creuseriez votre esprit et partageriez sans doute avec moi toute une liste de petits détails, d’événements ou de ressentis qui définissent pour vous, la sensation du « bien-vivre ».

Cette dernière porte un nom : la satisfaction personnelle.

Elle est pour moi le facteur décisif, ce qui se rapproche le plus de l’idée qu’on se fait du bonheur.

Être satisfait, c’est être heureux.

Le plus beau dans tout cela, c’est que la satisfaction personnelle peut se retrouver partout et émane bien souvent des gestes les plus insignifiants.

Et si bien vivre, c’était tout simplement prendre du plaisir en partageant un repas avec ses amis ? Si être heureux, c’était (en partie) faire un match de foot le dimanche après-midi ou regarder son émission favorite ?

Et si le fait de s’écrouler sur son canapé en revenant du travail, ou d’être félicité par son supérieur hiérarchique après avoir travaillé d’arrache-pied constituaient des preuves de votre épanouissement personnel ?

Voilà de quoi remettre la traditionnelle vision « gros chien, grosse voiture, grosse maison » en question, non ?

Être heureux n’a de sens que celui que vous estimez vous convenir !

3. Être heureux en vivant libre

Il semblerait que pour être heureux, il faille développer un ensemble de réflexes, de qualités qui permettraient de s’affranchir du regard des autres et ainsi vivre pleinement nos choix en en assumant les responsabilités.

Parmi ces dispositions inhérentes au « bien vivre », il apparaît alors judicieux de citer l’estime personnelle, la confiance en soi et l’objectivité.

En effet, pour prendre conscience et apprécier à sa juste valeur tout changement dans sa vie, il faut pouvoir dissocier ce dernier de ce que votre environnement peut en penser.

L’estime personnelle vous permet dans ce cadre de donner toute sa dimension à votre personnalité, de reconnaître votre potentiel et de ne pas minimiser l’apparition de la satisfaction : chaque petite source de bonheur est méritée, car elle découle de votre capacité à vous reconnaître le droit d’en profiter.

La confiance en soi, c’est le pilier de l’affirmation personnelle. Elle permet de vous dépasser, de ne pas douter de votre aptitude à relever les défis qui se présentent à vous de manière quotidienne et vous donne le courage de prendre des décisions assumées et pleines de sens.

Enfin, l’objectivité est la base de votre propre conception de ce qu’être heureux signifie. Elle est l’outil privilégié vous permettant de ne pas accorder trop d’importance aux jugements émis par votre environnement et de remettre en cause l’impact des valeurs et mythes qu’il diffuse à votre personnalité.

Votre liberté de penser, de formuler des opinions et des croyances participe largement à votre épanouissement personnel et vous permet de décider ce que bien vivre signifie pour vous.

Le bonheur, c’est une conception qui n’a pas vraiment de sens en ce qu’il est malléable, adaptable, transformable selon votre personnalité et vos attentes personnelles.

À trop tenter de le définir à l’échelle globale, on finit par le laisser passer…

Alors voilà, j’aimerais terminer cette réflexion par une simple question : pour vous, être heureux, est-ce une utopie ou un réel choix de vie ?


2 réponses à “Être heureux, utopie ou réel choix de vie?”

  1. Si c’est une Utopie, ce n’est pas demain la veille que vous serez heureux.
    Être heureux, ça passe tout premièrement par le moment présent, et ce même si vous êtes au boulot.
    Personne ne vous l’apportera et c’est à vous de le fabriquer et la suite vous viendra, car vous allez attirer cela 😉

    • Bonjour Jason et merci pour ce retour ! Voilà qui résume bien la teneur de l’article 🙂
      À bientôt!

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